mardi 19 septembre 2017

Le marteau du nord de Horus W. Odenthal


Lectures dans les cadres des challenges : 


L’ancienne race elfique des Ninraé s’est retirée depuis longtemps dans ses immenses forteresses retranchées, et se prépare à quitter ce monde, totalement et définitivement.
Leur existence se voit sur le point de prendre un tournant imprévu lorsqu’un petit groupe d’entre eux, menés par le non-conformiste Darac’hel, découvre un humain inconscient et gravement blessé.

Suspendu à mi-chemin entre la vie et la mort, Auric livre le récit de sa vie, de son enfance difficile dans un monde de barbares où sa vive intelligence se révèle être à la fois une chance et une malédiction, de sa lutte pour la survie et de son existence entre les Valgares et leurs guerres, sans savoir qu’un fabuleux destin l’attend.

Tandis qu’Auric raconte son histoire, lui et Darac’hel ne tardent pas à découvrir qu’ils sont liés par quelque chose de plus important que les simples circonstances, quelque chose qui remonte bien loin, aux Temps Anciens, lorsque les Guerres du feu faisaient rage et que les dragons régnaient sur la terre.

Mais certains murmures, saisis dans le monde réel ou dans le monde onirique, certaines voix qui ne s’étaient pas fait entendre depuis longtemps, pourraient signifier que ces jours ne sont pas aussi définitivement révolus que tout le monde le pense. 

Il semblerait qu’Auric ne soit pas le seul à être entré sur le territoire des Feux Follets.


Alors qu'ils patrouillent autour de leur immense cité-forteresse au pied des montagnes du Dos du Dragon, une groupe de jeunes elfes découvrent un humain très grièvement blessé en armure de général de l'Empire Idirien. Alors qu'ils discutent entre eux pour savoir s'ils doivent ramené l'humain, ils ont attaqués par une créature façonnée artificiellement qui tue et blesse plusieurs d’entre eux. Les jeunes elfes, qui n'avaient jamais vu de leurs propres yeux d'humain, emportent leurs blessés, leurs morts et le Barbare jusqu'à leur cité secrète.

L'histoire comme on va le découvrir par certains détails de l'histoire se situe à une période charnière entre l'apparition des humains et la lente disparition des elfes. Dés le départ on ne peut s'empêcher de noter une certaine similitude avec celle du Seigneur des Anneaux, tout au moins pour l'univers qui se situe après les Guerres du Feu et qui rappellent les Âges décrits par Tolkien.

A leur retour les elfes doivent argumenter auprès du conseil de la cité la raison qui les ont poussé à ramener les étrangers dans la cité. Hormis l'invocation que le danger qui menacent les humains pourraient aussi les menacer il ne se dégage pas vraiment d'intrigue centrale. L'auteur centre uniquement son récit sur le personnages d'Auric le barbare et nous entraîne dans un univers médiéviste tout ce qu'il y a de plus classique.

On découvre donc la vie d'Auric de son enfance jusqu'au moment où il a été découvert blessé. Une enfance au départ heureuse auprès d'une mère cultivée enlevée lors d'un raid d'été par son père un chef de clan. Un début d'adolescence fait d'humiliations car différent des autres adolescents du clan, puis ses actes guerriers lorsqu'il, à l'instar des autres jeunes de son clan, puis sa fuite, peu après avoir fait la fierté de son père lors d'une guerre contre les humains, alors qu'il tue ce dernier pour avoir battu à mort sa mère.

L'auteur nous dépeint, de long en large, la vie des barbares, leurs us et coutumes, mais n'offre rien d'original se contentant de les décrire à l'image des Vikings, les Drakkars en moins.

La fuite du jeune homme aurait pu permettre de découvrir géographiquement les différentes régions de l'Empire Idirien au fil de sa progression au travers des différents territoires, mais malheureusement il n'en est rien, l'auteur se contente d'énumérer simplement les noms et l’absence de carte ne permet même pas de se faire une idée d'un monde qui semble assez vaste. En effet l'auteur centre exclusivement son récit sur les faits et gestes de son personnage pricipal. On ne sait pas grand chose de ce qui l'entoure, même si l'on découvre quelques bribes historiques de l'univers quand le jeune homme parle de ses lectures.

Le point fort du récit sont les combats plutôt bien décrits et les stratégies qu'emploient le personnage central, bien que le lecteur les découvrent avec un certain recul, car ils lui arrivent narrés et centré sur le personnages sans nous donner vraiment de vue d'ensemble.

Hormis une sorte de laboratoire de chimie, de médecine légale on ne découvre rien de la forteresse elfique. Le seul point innovant c'est la création de monstre à partir d'artefacts mais cela reste très sommaire, et l'on s’attendait à ce d'autres points soient développer. On reste sur notre faim car des points intéressants ne sont pas développés, certes on est dans une héroïc-fantasy mais ce premier opus aurait gagné en profondeur à posséder quelques dizaines de pages supplémentaires.

Les descriptions sont longues et cassent le rythme du récit ce qui est préjudiciable vu le choix de récit de l'auteur. A ce petit inconvénient il faut ajouter un style très riche, parfois pompeux qui alourdit également la dynamique de lecture. Par exemple on peut noter l'emploi à toutes les sauces du mot « strate » et ceci d'une manière pas toujours appropriée ce qui à force finit par lasser le lecteur.

Au final une très longue mise en place, pas vraiment d'intrigue, un univers vaste mais insuffisamment dépeint, une écriture un peu lourde, un récit où il ne se passe rien de vraiment concret : il faut attendre l'opus suivant pour se faire une idée globale de l'histoire car à ce stade on ne peut pas pleinement se prononcer sur l'histoire qui ne fait que débuter.



vendredi 15 septembre 2017

Le berceau de la peur de Mark Edwards & Louise Voss


Lecture dans le cadre du challenge :



La première enfant a été enlevée chez elle.

Le deuxième, dans la voiture de sa mère.

Et la troisième, dans sa propre chambre à coucher…

Lorsqu’un soir, Helen et Sean Phillips sortent en laissant leur fille aînée de 15 ans garder sa petite sœur Frankie, ils ignorent qu’ils s’apprêtent à vivre le pire cauchemar de tous les parents.

Quand l’enquête démarre, l’inspecteur principal Patrick Lennon a bon espoir de retrouver les trois enfants sains et saufs. Mais un premier corps est retrouvé dans un parc de Londres, et Lennon comprend que le temps est compté. Dans cette affaire, les apparences sont trompeuses…

Un roman qui mêle si habilement enquête policière et thriller psychologique que vous ne pourrez vous empêcher d’aller vérifier que vos enfants sont en sécurité !


Après un prologue nous décrivant le drame de la vie privée de l'inspecteur principal, l'on débute le récit juste avant l’enlèvement d'un troisième enfant d'une banlieue chic de Londres.

Dès le début du récit force est de constater, qu'une fois de plus, l'on ne va pas échapper aux sempiternels clichés sur la police : l'enquête est dirigée par un policier torturé par le drame de sa vie personnelle, assisté par une inspectrice lesbienne et fortement jalousé par un collègue narcissique, égocentrique, qui se prend pour le nombril du monde. Pour ce dernier les auteurs vont bien plus loin que le simple cliché : ils sombrent carrément dans la caricature. Et ils ne s'arrêtent pas en si bon chemin puisque l'on aura également le portrait d'un petit caïd de banlieue, là encore dans l’exagération. Ce personnage se révèle plus comique que désagréable et l’effet escompté en manière d'humour est totalement avorté.

On a même un peu de mal à éprouver de l'empathie pour la mère du troisième enfant kidnappé, car à certains moments sa manière d'être ou d'agir n'est pas toujours en adéquation avec la situation dans laquelle elle se trouve.

Le déroulement de l'enquête est bien mené, très rythmé, avec de nombreux rebondissements mais l'histoire en elle-même se révèle au final quelque peu tirée et ne renouvelle pas le genre. Les thématiques mises en avant se révèlent elles aussi intéressantes, bien traitées dans leur ensemble mais on ne peut toutefois que tout au long du récit les auteurs ont fait à maintes reprises un peu trop dans la surenchère mais l'histoire reste tout de même agréable à lire.

La manière d'utiliser les réseaux sociaux est bien décrite, l'on n’échappe pas comme à l'accoutumée à un panel de gens bien attentionnés prêt à tout pour se faire de l'argent au détriment du malheur des autres.

Les auteurs en faisant un peu trop ressortir tous les vices de la société n'ont pas su préserver le côté sombre et dramatique que le récit aurait du avoir. Le côté psychologique a tendance à parfois trop sombré dans le mélo-dramatique de théâtre et l'on se retrouve plus dans un roman policier classique que dans un thriller.

Et c'est dommage qu'il manque à l'histoire une certaine intensité car la plume conjointe des auteurs est agréable, fluide malgré le côté pas assez angoissant angoissant du récit. Les apparitions du ravisseur ne sont pas assez fréquentes, on aurait aimé avoir plus de détails. La construction des chapitres courts et alternés entre les différents protagonistes permettent une excellente dynamique de lecture et l'on ne s'ennuie à aucun moment malgré les défauts que l'on a pu relever.

Au final un bon moment de détente mais des personnages qui n'arrivent pas à convaincre malgré une très bonne conduite d'ensemble du récit. Le suspense est bien maintenu tout au long du récit et l'on adhère pleinement à la trame de l'histoire mais pas pleinement à son fond. L'on aura plaisir à suivre les enquêtes de Lennon à condition que les auteurs fassent plus dans la sobriété.




vendredi 8 septembre 2017

La servante du dragon de David Drake


Lecture dans le cadre des challenges :


Garric, toujours guidé par le fantôme du roi Carus et par la magicienne Tenoctris, assume désormais ses responsabilités de souverain. Il commence à peine à mesurer l'ampleur de la tâche, quand une menace surgit soudain du passé. Un magicien maléfique cherche à conquérir le futur en faisant déferler une armée de morts sur le monde des Isles ; et Sharina disparaît, enlevée à travers le temps par un oiseau gigantesque ! Pour vaincre les morts, Garric n'a d'autre choix que de rejoindre leurs rangs. Les héros Garric, Sharina, Cashel et Ilna poursuivent leurs périples sur terre, sur mer et dans de multiples dimensions, en quête de l'amour et de leur destin.


Comme il est dans l'habitude de l'auteur de regrouper tous ses personnages en fin de tome, l'on retrouve l'ensemble des protagonistes à Valls. A l'instar de Garric nommé prince-héritier par le roi Valence III après la défaite de la reine-dragon, l'on retrouve la plupart des personnages à gérer des problèmes administratifs, à recevoir des délégations de représentants de régions ou de corporations venant présentés leurs doléances suite à une politique de gestion du royaume plus équitable mais qui ne séduit pas les plus riches.

Alors que Sharina, qui va occuper le premier plan, s'apprête à partir en délégation auprès d'un Comte qui veut se proclamer roi de son île, elle va être enlevée par un oiseau géant et va devoir servir un humanoïde dragon mort de puis un millénaire. En parallèle le royaume est menacé par une armée de morts-vivants invoquée par un groupe de nécromants, et ce créatures de l'Outre-Terre également invoqués.

Comme on ne peut que le constater les postulats de départ se révèlent une fois encore des plus simples, pour ne pas dire carrément simplistes.

Les personnages vont se retrouver séparés, esseulés pour la plupart, baladés de tous les côtés dans d'autres époques, dans d'autres plans. Des personnages qui à l'instar des deux tomes précédents vont se retrouver dans des situations les plus abracadabrantes subissant ce qui leur arrive sans vraiment pouvoir influer sur leurs actions. Les personnages sont comme figés dans les aventures et bien entendu n'évoluent pas d'un iota.

Une succession de mini-aventures qui se suivent sans vraiment de liens entre elles. Le récit s'avère une fois de plus décousu, sans ligne directrice, et les longueurs succèdent aux longueurs. L'action est fort peu présente et lorsqu'il y a un combat il n'est pas suffisamment exploité pour donner un peu de rythme au récit. Tout comme les personnages, le lecteur subit tout en se demandant si l'auteur n'a pas voulu faire une parodie de la fantasy. On a la nette impression de se promener dans un très mauvais Jeu de Rôle où il faut du quantitatif pour faire durer le plaisir.

Les chapitres alternent en leur sein les péripéties de chacun des personnages ce qui nous donne une histoire complètement hachée, les points qui auraient être plus intéressants sont sectionnés en plusieurs parties... Le lecteur n'a qu'une envie c'est d'arriver au dernier chapitre pour retrouver les personnages tous sains et saufs, sans la moindre égratignure malgré tous les dangers auxquels ils on du faire face.

Au final, aucune évolution au fil des opus, et si le fond de l'histoire évolue quelque peu la forme ne change pas, c'est très stéréotypé. Pour la suite de Garric et de ses amis, seuls les lecteurs anglophones pourront les découvrir et on ne peut que leur souhaiter bon courage et opiniâtreté.





dimanche 27 août 2017

Justice implacable de M. A. Comley


Lecture dans le cadre des challenges :


Le corps décapité d'une riche veuve est découvert à moitié décomposé dans la forêt de Chelling, suivi quelques jours plus tard d’une deuxième victime. L’inspecteur Lorne Simpkins et son collègue, le sergent Pete Childs, sont nommés sur l'affaire. Mais avant de pouvoir découvrir l'identité du tueur, ils doivent tout d’abord faire le lien entre les deux victimes.

Après un troisième assassinat, Lorne reçoit une surprise macabre. De toute évidence, un vicieux tueur en série est en train de se déchaîner… et Lorne devient la proie du tueur. Prise entre un mariage sur le point de péricliter et un nouveau patron, un homme avec lequel elle a eu une histoire dans le passé, Lorne essaye en vain de se concentrer sur son travail. Elle se doit d’attraper l’horrible meurtrier ou alors risquer de devenir sa prochaine victime.


Après un court prologue où l'on assiste en direct à une scène d'humiliation, de tortures suivies d'un meurtre, le récit se tourne directement vers l'inspectrice principal qui va mener l'enquête.

Et comme c'est un peu trop l'habitude dans ce genre de roman on découvre une femme en pleine crise conjugale, et l'on assiste même à un échange de coups entre les époux. Cette situation va être préjudiciable à la menée de l'enquête elle même puisqu’elle entrecoupe régulièrement le récit principal. L'on aura également le droit un peu plus tard à une scène de réconciliation qui se change à une partie de jambes en l'air où les détails ne nous sont pas épargnés. Puis tout au long de l'histoire les scènes de dispute reprennent, et l'on aura même droit à l'intervention de la sœur qui vient y mettre son grain de sel. Si l'on achète un roman policier, c'est pour suivre une enquête et non les heurs et déboires des personnages.

A la fin de la première dispute, Lorne, l’enquêtrice principale est appelée suite à la découverte par des jeunes gens pour la découverte d'un corps décapité dans la forêt de Chelling. Le début de l'enquête est plutôt bien mené, l'auteure n'omet pas de décrire le travail routinier d'un début d'enquête et la répartition des tâches, ce qui permet à l'équipe d'enquêteurs d'identifier rapidement la victime grâce au travail du médecin légiste et le recoupement avec le fichier des personnes disparues. Le début est bon même s'il se révèle tout de même un peu convenu.

Les meurtres se succèdent assez rapidement, tout d'abord ce sera celui de la sœur jumelle de la première victime alors qu'elle se trouvait au téléphone avec l'inspectrice. Une piste s'ouvre aux enquêteurs car il pourrait y avoir un lien, mais une troisième victime est découverte qui va obliger les enquêteurs à tout revoir. Bientôt l’enquêtrice va se voit adresser les trophées du sérial-killer, mais aussi très régulièrement ses appels téléphoniques. Avec ces éléments, peut-être un peu mécaniques l'auteur parvient à maintenir le suspense et à garder une certaine ambiance. On a également droit à quelques scènes du tueur avec ses victimes. Des scènes peut-être un peu trop édulcorées pour les amateurs de thriller plus intense. En effet ce n'est que part les constations du médecin légiste que l'on découvre le motus operandi du tueur.

Mais le récit principal est bien mené, au fil des autopsies une sorte de flirt s'ébauche entre l'inspectrice et le médecin légiste ce qui une fois de plus vient perturber la menée de l'enquête. L enquêtrice doit également faire face à l'arrivée d'un nouveau chef, des problèmes qui s'ajoutent à ceux déjà par trop nombreux.

Si le duo principal fonctionne bien il existe aussi au sein du groupe certaines tensions, ce qui n'arrange rien et l'on nage perpétuellement dans un climat malsain qui n'a rien à voir avec le côté sordide des meurtres. Si les rebondissements sont nombreux, et parviennent à maintenir le suspense jusqu'au bout, les tentatives d'apporter un certaine légèreté dans l'enquête par le biais d'une dose d'humour dans les échanges verbaux entre les deux protagoniste principaux n'est pas une réussite, peut-être un peu trop british.

Le dernier paragraphe avec l’apparition d'un personnage énigmatique nous laisse à penser que l'on a du rater quelques détails, ou est-ce simplement une accroche publicitaire pour nous inciter à acheter les enquêtes suivantes de Lorne.

La plume de l'auteure se veut plus tôt bonne, incisive à souhait dans sa partie enquête, la traduction est bonne, et dans la version papier les fautes d’orthographe sont quasi inexistantes ce qui est un point positif pour un roman auto-édité qui nous parvient de l'étranger.


Au final, une enquête intéressante, certes assez classique, mais la romance et le quotidien de l’enquêtrice empiètent trop sur le côté policier.  




Challenge Meurtres Points par Points



Le but de ce challenge est d'amasser le plus de points possible en lisant des policiers et thrillers. Une petite surprise récompensera la personne ayant acquise le plus de points.

Le challenge se déroulera du 01 novembre 2017 au 31 octobre 2020.


Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 31 octobre 2017 : ici

Les règles :
  1. Chaque lecture rapporte un point. Le nombre de lectures à effectuer est de 36 livres minimum et de 46 livres maximum. Si vous ne lisez pas régulièrement ce genre merci de ne pas vous inscrire.
  2. Pour les auteurs Américains, Britanniques et Français le nombre maximum de livres par auteur(e) sera de 2.
  3. Des points supplémentaires seront attribués sous les conditions détaillés ci-dessous à la rubrique Bonus.
  4. Si aucun post de lecture n'est effectué sur une période de 3 mois il y aura radiation du membre.
  5. Les chroniques ne sont pas obligatoires mais souhaitées. Pour les lectrices et lecteurs qui n'effectuent pas de chroniques, il sera demandé un avis de 4 lignes minimum. Les liens de chroniques et avis seront obligatoirement joint au post de lecture sinon la lecture ne sera pas comptabilisée.
  6. Ne seront comptabilisés que les romans où il y a une enquête effectuée par la Police, la Gendarmerie, un Détective privé, un Shérif, un Criminologue, un Procureur, un Juge d'Instruction ou un Journaliste d'Investigation. Les policiers et thrillers historiques sont également exclus. 
Les bonus :

Bonus Continent : 2 pts supplémentaires seront attribué pour la lecture d'au moins un roman de chaque continent(auteur(e)s) : Afrique, Amérique, Asie, Europe, Océanie.

Bonus Nordique : 2 pts supplémentaires seront attribué pour la lecture d'au moins un roman de chaque pays Scandinave : Danemark, Finlande, Islande, Norvège, Suède.

Bonus Europe : 3 pts supplémentaires si vous avez lu au moins six ouvrages de pays de l'Europe différents (hors France et pays nordiques).

Bonus Polars Régionaux : 2 pts supplémentaires seront attribués pour la lecture d'au minimum 3 romans d'auteurs régionaux (1 seul roman par auteur(e)).

Bonus Auto-édition : 2 pts supplémentaires pour la lecture de 3 romans auto-édités d'auteurs français (à ne pas confondre avec les éditeurs publiant les romans à titre d'auteur).

Bonus Amérique Latine : 2 pts supplémentaires si vous avez lu au moins 3 auteur(e)s différents des pays de l'Amérique centrale ou de l'Amérique du Sud.

Bonus France : 3 pts supplémentaires pour la lecture d'au minimum 8 auteur(e)s français différents.

Bonus Francophone : 2 pts supplémentaires si vous avez lus au moins 3 ouvrages d'auteur(e)s écrits en langue française à la première édition hors auteur(e)s français évidemment.

Bonus Découverte : 2 pts supplémentaires pour la lecture de premiers ouvrages publiés en 2017, 2018, 2019.

Bonus Amérique du Nord : 3 pts supplémentaires si vous lisez 8 romans qui se déroulent dans des états différents du Canada ou des USA ou d'auteurs natifs de ces états (attention pour les romans qui se déroulent dans des états différents le lieu doit être précisé dans le résumé ou précisé sur des blogs).

Bonus Mystère : 8 pts supplémentaires si vous respectez les critères de ce bonus. Pour ajouter du piment au challenge les conditions de ce bonus ne seront révélées que début 2019.

Tous les bonus ne seront peut-être pas réalisables c'est à vous de faire les bons choix si vous voulez remporter ce challenge.




mardi 22 août 2017

Dans l'ombre de Kendra Elliot


Lecture dans le cadre des challenges :


Il y a onze ans, l’assassin des étudiantes a tué neuf jeunes femmes sur le campus de l’université d’État de l’Oregon. Lacey Campbell a échappé de justesse à sa propre agression, mais y a perdu sa meilleure amie, dont la dépouille n’a jamais été retrouvée. En tant qu’unique victime rescapée, Lacey a contribué à faire condamner le tueur en série sadique à perpétuité.
Aujourd’hui odontologue en charge des examens dentaires pour le Bureau de médecine légale de l’État, Lacey est dévastée quand elle arrive sur une scène de crime et identifie des ossements comme étant ceux de son amie de fac.
La dépouille est retrouvée sur un terrain appartenant à l’ex-policier Jack Harper. Les étincelles fusent entre lui et Lacey, même lorsqu’ils réalisent tous les deux que les témoins du procès vieux d’une décennie se font maintenant assassiner les uns après les autres. Tout porte à croire que l’assassin des étudiantes est le responsable… Seulement, ce dernier est mort depuis longtemps.
Qui est donc le nouveau tueur ? Et Lacey est-elle la prochaine victime sur sa liste ?

A la découverte d'ossements dans le vide sanitaire d'un immeuble, l'anthropologue Victoria Peres fait appel à odontologue Lacey Campell pour l'assister dans l'identification de la victime. Très rapidement grâce aux bridges cette dernière à l'impression de les avoir déjà vu. La découverte un collier va lui permettre d'identifier l'une de ses amies enlevée par un sérial killer quelques années auparavant. Un enlèvement qui s'est déroulée alors qu'elle se rendait ensemble dans un restaurant après une épreuve de gymnastique. Très rapidement les meurtres de personnes ayant eu un rôle dans le procès du criminel en série sont l'objet de meurtres. Qui est l'assassin : un fan du tueur décédé ou un membre de sa famille qui veut le venger.

Le postulat de départ est assez simple en fait et l'on est plus clairement dans un roman policier plutôt que dans un thriller.

L'enquête a un peu de mal à se développer, la police régionale a qui a été confié l'enquête semble un peu dépassé par les faits, et ce n'est que grâce à un journaliste d'investigation qu'elle se développe. Dés l'identification de la victime découverte sous l'immeuble et l'identification comme étant l'une des victimes d'un sérial-killer aujourd'hui décédé on ne comprend pas pourquoi l'enquête n'a pas été comme il se doit confié au FBI. On a presque l'impression que l'auteure n' a jamais suivi une affaire ou qu'elle ne s'est pas, par paresse peut-être, documentée au préalable. Ce qui se confirme sur le final avec une équipe d'intervention qui ne boucle pas sa zone d'intervention hermétiquement.

Si le peut reprocher sur le fond la manière dont se déroule l'enquête sur la forme elle reste intéressante à suivre même si l'on peut tout de même reprocher quelle soit tout ce qu'il y a de plus classique.

Le deuxième point qui nous chiffonne un peu c'est qu'en fait qu'elle ne serve que de prétexte qu'a introduire une romance qui apparaît dès la fin du premier chapitre et qui déséquilibre la ratio entre l'enquête et ladite romance. L'auteur nous gratifie également d'une scène de sexe dont on se serait bien passé. Comme remarqué sur un avis d'un site VPC l'on est clairement plus dans un roman à l'eau de rose que dans un roman policier. C'est dommage car si l'auteure n'avait pas autant insisté sur le côté guimauve et sans atteindre les sommets on aurait pu avoir un policier plaisant à lire.

Dans la conduite de l'enquête l'auteure s'efforce d'assez belle manière tout de même de maintenir le suspense mais la romance de premier plan nuit fortement à l'atmosphère qui s'en trouve par trop allégée, et l'on perd presque entièrement le côté noir qui font les bons polars.

Même si l'on n'est pas adepte de ce style de roman, le style de l'auteure, à la fois simple et direct, permet de s'immerger pleinement dans le récit.

Il s'agit d'un premier roman et cela s'en ressent fortement dans la personnalité des personnages, dans la manière un peu téléphonée d'amener les rebondissements, et dans les scènes trop peu fréquentes où le tueur apparaît. Des scènes un peu trop édulcorées. En effet les tortures infligées aux victimes ne sont que sous-entendues, et c'est dommage car si le lecteur avait pu les suivre en direct, la tension aurait été plus forte et aurait en même temps peut être relégué au second plan la romance.








samedi 19 août 2017

Challenge de la licorne 4éme édition


Challenge sous le signe des univers imaginaires et du Thriller-Policier



Règles

18 livres à lire dans l'année sur les deux thèmes (9 de chaque).



• Les niveaux : si vous en lisez 3 de chaque vous aurez atteint le premier niveau : Elfes psychopathes, 6 de chaque : Dragons sanguinaires et 9 de chaque, Trolls tueurs fous.

Nota : si un niveau commencé n'est pas fini,  ces points ne compteront pas au final.  De même, un niveau doit être fini pour monter au suivant.



Vous mettrez sur le fil du forum votre lien ou une chronique de quelques lignes pour valider la lecture, au choix.

Si pas de chronique dans les 3 premiers mois, suppression de l'inscription.

chaque livre lu rapporte 3 Points.


Les bonus


1/ Si vous lisez à tour de rôle un imaginaire puis un policier, je rajoute 1 point à chaque lecture suivante. Et si la lecture suivante est sur le même thème on reste à 3.



2/ La deuxième nouvelle règle est que si vous avez la possibilité de faire des lectures communes avec des copinautes étant dans le même niveau ou non, les points de cette lecture commune seront multipliés par 3.



3/ Je vous demanderai de mettre une note sur 5 avec votre avis, et ce, afin de faire une sorte de mini top liste des meilleurs livres présentés en imaginaire et en policier/thriller dans ce petit challenge !


Suivi du challenge


vendredi 18 août 2017

Les falaises de l'Ouest de Georges Foveau


Lecture dans le cadre du challenge :



Tandis que le Premier ministre Rahaguen tente de composer avec un culte messianique qui rallie de plus en plus de nouveaux fidèles, l'Empire Dlée est miné jusque dans sa noblesse par des sectes obscures et obscènes qui ravivent les cultes les plus maléfiques. Il envoie l'Enquêteur Impérial Soze en mission dans la province des Falaises de l'Ouest. Plusieurs nobles y ont été assassinés d'une mystérieuse manière.

Fort de l'expérience de ses précédentes enquêtes. Soze se retrouve dans un pays étrange, aux confins du monde visible et du monde invisible, face à un océan vide. L'envoyé impérial comprend immédiatement que, malgré la férule apparente des sbires douteux de l'administration impériale, l'ancienne foi de cette étrange province continue de survivre dans le secret des falaises et dans le cœur de ses habitants, grâce à la transmission orale et à quelques gardiens qui conserveraient respectueusement les têtes de héros et d'enchanteurs, morts depuis des siècles...

Soze va se retrouver confronté à Krahânic'h, conteur qui prétend être aussi vieux que le temps, à Dame Vérivein dont la douceur cache des qualités plus stupéfiantes et à un étrange " épouvantail " qui défend une immense ruche itinérante. D'abord rétif, l'enquêteur se pique d'une curiosité qui l'amènera à fréquenter d'un peu plus près les essaims des Samm'Hain, à en apprendre un peu plus sur les adorateurs du démon Mogart Priack et sur le très mystérieux Rahaguen, qui le protège depuis des années... et à prendre des décisions, concernant un certain avenir de l'Empire, qui ne seront pas sans conséquences sur le sien.

Nous retrouvons l'Enquêteur Impérial Soze qui nous narre sa troisième aventure étrange dans le cadre de ses fonctions au service de l'Empire.

Envoyé par le premier ministre dans le territoire annexé des Falaises de l'Ouest pour mettre fin à assassinat de nobles de l'Empire, il découvre une région fortement ancré dans ses traditions et ses croyances ; et qui n'est pas pour le lecteur sans nous rappeler notre Bretagne et ses légendes. En effet par beaucoup de points, et notamment par sa situation géographiques considérées par nos lointains ancêtres comme les terres les plus à l'Ouest, on est projeté dans un univers entièrement basé sur des contes et légendes réappropriées par l'auteur.

Et comme pour les deux précédentes aventures de son personnage fétiche, l'enquête n'est qu'un prétexte pour nous entraîner, une fois de plus, dans un univers où le monde des morts et celui des ténèbres ne sont séparés de celui des vivants par une frontière des plus ténue.

L’histoire se déroule dans un monde à la fois médiéval, à la fois onirique, à la fois ésotérique et qui au fil des tomes ne fait qu'enrichir l'univers construit en fonction des us et coutumes de différentes peuplades.

La plume de l'auteur est très riche, l'écriture recherchée, mais le style se révèle parfois pompeux, précieux. Si les dialogues sont toujours très courts et directs, les descriptions et les monologues intérieurs se révèlent un peu trop longs ce qui, inévitablement n'est pas sans créer une dynamique de lecture très lente malgré une action assez présente.

Si dans ce troisième volume, hors introspections, le personnage principal n'évolue que très peu par rapport aux opus précédents, l'on découvre enfin le premier ministre qui s'était jusqu'alors révélé fort énigmatique.

Les Chroniques de l'Empire est une œuvre en marge de la fantasy classique, plus proches des légendes romancées où l'auteur leur donne vie dans un monde plus proche du rationnel. Une série qui pourrait intéressé les lecteurs du genre recherchant des histoires plus fouillées.





lundi 7 août 2017

Le huitième prophète de Nicolas Blanchot


Lecture dans le cadre du challenge :




Où est Belmont ? Qui a enlevé Lise ? Qui est W ? Suite aux macabres événements de Saint-Martin-du-Tertre et de la maison à Paris, l'inspecteur Alban va devoir à son tour faire face à cette sombre organisation qu'est le culte mahev. Parviendra-t-il à percer son mystère et découvrir l'impensable vérité ? L'heure des réponses a sonné... La suite et fin de "Celui qui attend dans l'ombre".

A la fin du tome précédent Lise et Belmont dans la maison de la rue Saint-Maur trouvaient, dissimulé derrière un tableau, un bracelet en or . En le mettant à son poignet Belmont disparaissait alors que Lise se faisait enlever par un étrange commando. On assistait au réveil de Belmont dans une immense amphithéâtre où les drapeaux de nombreux pays du monde sont alignés sous le symbole Mahev.

Si à la fin du premier opus la touche fantastique était réapparue avec une téléportation, le début de ce deuxième tome s'avère plus classique avec l'enquête policière qui occupe le devant de la scène. Pendant une centaine de pages le récit est centré sur Lise et sur l'inspecteur Alban, les retournements de situations multiples succèdent à de nouvelles apparitions de membres de la société mahev, et l'une d'elle s'avère pour Lise plutôt surprenante. Chacun des parti prend alors le dessus sur l'autre dans un rythme effréné et Lise et l'inspecteur Alban reçoivent une aide inespérée.

Dans la deuxième partie, un peu plus lente, il est révélé à Belmont les origines de la société, un récit qui en plus de la touche fantastique est mâtinée d'une forte pointe de SF. Les révélations se révéleront surprenantes pour certains lecteurs, un peu moins peut-être pour les habitués de ce genre de thrillers. Toutefois ces révélations gardent gardent quelque petites zones d'ombres qui devraient s'estomper avec la promesse de l'auteur de nous écrire une préquelle. Toutefois quelques parties de ces révélations se révèlent peut-être un peu trop grosses pour le lecteur mais nous sommes dans une fiction.

Si la promesse de nous en révéler plus est alléchante, on reste toutefois sur notre fin car l'enquête qui occupait une grande place en début de roman est totalement occultée sur la fin, on aurait aimé voir les avancées du commandent Chauvet sur cette partie de l'histoire et l'on reste sur notre faim.

Si à la fin de notre lecture on a l'impression qu'il manque plusieurs choses, l'épilogue lui reste ouvert et peut nous laisser croire à une suite.

Le style de l'auteur vif, direct est parfaitement adapté à ce type de récit très rythmé.

Au final, un bon thriller fantastico-ésotérique mais l'on peut regretter que les auteurs n’élèvent pas plus le niveau avec une histoire plus complexe.



mercredi 2 août 2017

Le jade noir de David Zindell


Lecture dans le cadre du challenge :


Morjin, le Seigneur des Mensonges est parvenu à récupérer la Pierre de Lumière, obtenant ainsi le pouvoir absolu. Val est couvert de honte devant tout son peuple. Il sait qu'il a été trahi, et par l'un des siens. Il lui reste cependant un espoir de reprendre le contrôle des Neuf Royaumes. Au fond d'une forêt maudite, oubliée depuis longtemps, gît une gemme sacrée, le Jade Noir. C'est une des gelstei les plus puissantes jamais créées. Val devra affronter ses peurs et combattre Morjin avec toutes les armes à sa disposition, quitte à perdre son âme.


La famille de Valashu a été décimée par Morjin, le Seigneur des Mensonges, et malgré la perte de la Pierre de Lumière les protagonistes principaux partent à la recherche du Maîtreya.

L'auteur en profite pour développer un peu plus son univers, mais rien de bien vraiment alléchant puisque les tribus que l'on croise sont plutôt stéréotypés et que leurs us et coutumes sont très peu développés. Cet univers semble être calqué sur une série fort bien connus des amateurs du genre et l'on a l'impression que l'auteur n'a que changé leurs noms.

On se prenait à penser que suite aux événements survenus à la fin du tome précédent que l'auteur allait relancer l'histoire, mais non, l'on est plutôt dans un troisième tome trajectoire. Certes l'auteur en profite pour nous faire découvrir un peu plus Morjin et Kane dont l'on ne savait peu de chose. Mais ces informations sont noyées dans le flot des jérémiades de Maram, du questionnement de Valashu sur le bien fondé de ses actes, les sempiternels échanges entre Maître Juwain sur le bien fonde des préceptes de la Grande Confrérie Blanche,... en somme pour un tome qui devait relancer l'histoire il ne se passe rien ou presque. Et si l'on découvre l'école secrète et les Maîtres de cette confrérie, la manière différente d'employer la magie au travers des Gelstei, tout ceci c'est noyé dans de longs échanges.

On également la nette impression avec cet opus de revenir au point de départ avec une traversée d'une forêt maudite qui n'est pas sans rappeler le Valardoon. Le lecteur à la nette impression que l'auteur est en panne d'inspiration et qu'il veut combler le vide en employant le copié-collé. Il est une fois de plus sans contexte qu'en fantasy les séries à rallonge ont tendance après quelques tomes à perdre en dynamique. Et ce n'est pas la plume riche de l'auteur qui arrange la situation avec l'apport de spiritualité et la connotation cosmologique héritée de la SF qui nous éloignent des longueurs qui succèdent aux longueurs. On ne peut que se demander si cette façon de procéder n'est pas purement guidée par l'argent. Tout au long du récit, excepté pendant les trop rares moments d'action, l'on s'ennuie et l'on n'a qu'une seule envie celle de sauter des phrases voir des paragraphes entiers. C'est avec beaucoup de mal que l'on parvenue au point final.

Au final, un tome qui n'apporte rien au développement de l'intrigue, et l'on ne peut qu'espérer que les deux derniers opus soient un peu plus vivants et échappe à l’habituelle linéarité du récit qui depuis le débout est trop calqué sur un synopsis de JDR.


mardi 25 juillet 2017

Juillet & Août 2017


ACHATS MENSUELS juillet & AOÛT 2017


FORMAT PAPIER



Lectures effectuées




  

     



Rejoignent la PAL




FORMAT ELECTRONIQUE


  


EBOOK GRATUITS