jeudi 20 juillet 2017

Celui qui attend dans l'ombre de Nicolas Blanchot


Lecture dans le cadre des challenges :



Professeur d'histoire ancienne à la Sorbonne, Amory Belmont répond un jour à la demande pour le moins étrange de l'un des promoteurs les plus réputés de Paris. Ce dernier souhaiterait qu'il porte son regard sur une sombre affaire s'étant déroulée récemment dans l'une de ses propriétés et dont la nature reste inexpliquée. Ayant un goût prononcé pour l'ésotérisme et les sciences occultes, Belmont va découvrir derrière ce fait divers quelque chose de bien plus grave.  
Alors qu'avec son mari, elle vient d'emménager depuis quatre jours, Alice se réveille en pleine nuit, elle a entendu un coup sourd, elle se rendort pour être réveillée une une plus tard pour voir apparaître sur le pas de la porte de la chambre une silhouette humaine, avant que la silhouette ne se penche sur elle elle découvre à ses côtés son mari mort...

Amory Belmont, professeur d'histoire ancienne à la Sorbonne, est appelé par la secrétaire du promoteur Marchand qu'il a déjà rencontré à plusieurs reprises. Lord du rendez-vous le promoteur lui montre les photos des sévices subis par Alice qui aurait été attaquée par une créature mi-animale mi-homme, et lui demande vu sa passion pour le paranormal de mener des recherches dans la maison. En acceptant le professeur ne s'est pas dans quel guêpier il s'est fourré...

Après une mise en contexte très rapide, on rentre très vite dans l'action, l'auteur en nous faisant découvrir une créature étrange, plus suggérée que dépeinte nous plonge dans la partie fantastique de son histoire. Le fait que la créature ne soit pas décrite accentue le mystère sur les faits précédents mais on restera sur notre faim, car sans vraiment de transition le côté rentre dans le côté ésotérique avec une société secrète adoratrice d'un culte inconnu du professeur. La jeune journaliste qu'il avait rencontré lors de la première visite dans ladite maison et le professeur sont vite pris pour cible par des membres de la société persuadés qu'ils ont découvert l'objet de leurs recherches. Les événements succédant aux tentatives de meurtres donnent beaucoup de rythme à l'histoire, le lecteur n'a pas le temps de reprendre son souffle, c'est le point fort de ce roman.

Dans la dernière partie certains membres de la société secrète se découvrent, le récit monte en intensité et le thriller se pare d'une certaine dose d'horreur. C'est aussi dans cette dernière partie que la police entré en scène un peu plus tôt se rend contre qu'elle c'était fourvoyée. L'enquêteur prend conscience de l'étendue du problème et est prêt à démissionner à la découverte de ce qui se trame dans l'ombre.

Le duo principal fonctionne plutôt bien : la jeune femme est beaucoup plus entreprenante que le professeur. Elle pousse souvent celui-ci à franchir ses propres limites ce qui ajouté à un humour ironique latent apporte une touche de légèreté à une histoire qui s'assombrit au fil des chapitres. Par contre côté enquêteur principal l'on n'échappe pas à l'éternel cliché du flic torturé. Tout comme du côté des méchants aux traits souvent accentués qui donnent un peu dans le caricatural. Mais c'est souvent le cas dans ce genre de thriller et au final on sent formalise peu. Les auteurs utilisent cette ficelle un peu mécanique pour tenter d'accentuer le côté démoniaque des sectes et malheureusement ce penchant manichéen ne sert pas l'histoire.

Les bases du roman, à savoir la découverte de pages d'un certain manuscrit, s'avère tout ce qu'il y a de plus basique. L’auteur est loin d'être le premier à se servir de ce sujet. Et comme souvent dans ce type de roman l'auteur s'est cantonné au minimum et n'est pas allé plus loin que la rubrique qui traite du sujet sur wikipédia. Donc pas de travail de recherches : certains auteurs sont allés plus loin dans le sujet, mais les lecteurs plus exigeants pourront toujours se documenter sur le net. A l'instar du Da Vinci code l'on est dans un récit tout ce qu'il y a de plus classique avec un manque de profondeur latent, mais qui permet tout de même de passer un bon moment de détente et l'on a pour l'instant échappé à la romance que l'on sent naître entre les deux personnages principaux ce qui est plutôt positif pour l'instant.

Le style de l'auteur est simple, direct plutôt bien adapté à ce genre de récit qui demande du rythme pour ne pas s'ennuyer.



lundi 10 juillet 2017

La danse du mal de Michel Benoît


Lecture dans le cadre du challenge :


Au cœur du désert syrien, un manuscrit du Coran, datant du VIIe siècle, pourrait bouleverser l’équilibre du monde… A Rome, ils sont trois moines qui étudient l’origine du christianisme et la naissance de l’islam. Quand Georges, catholique syriaque, disparaît, son ami le frère Nil s’engage dans un voyage périlleux au cœur du désert syrien pour retrouver un dangereux manuscrit du Coran. Depuis son bureau de l’ancienne Inquisition, un prélat aussi discret que redoutable est décidé à s’en emparer pour lutter contre la poussée musulmane.
Nil échappera-t-il aux djihadistes acharnés à détruire ce manuscrit ? A l’émissaire du Vatican lancé à ses trousses ? Sauvera-t-il Sara, la belle Juive au passé ténébreux ? Après Le Secret du Treizième apôtre, best-seller mondial, Michel Benoît nous entraîne dans un thriller initiatique traversé par les fureurs de notre temps, le calvaire des chrétiens d’Orient et la recrudescence d’un messianisme devenu l’arme fatale de l’axe du Mal.


Alors qu'il effectue des recherches dans une mosquée de Sanaa, un professeur allemand découvre une cache datant de l'ancienne synagogue qui se trouvait avant l'édification de la mosquée. Parmi un grand nombre de parchemins, il découvre un coffret contenant douze rouleaux écrits en nâzoréens et qui remettent en cause l'écriture du Coran ainsi même que celle du prophète.

En parallèle on découvre frère Nil, qui ne rentrant pas dans les critères de son ordre monastique, est envoyé à Rome pour y étudier la théologie. Une rencontre va modifié sa vision de l'église, celle du frère Georges un moine d'origine nâzoréenne, et sous cette influence il va modifier la thèse qu'il écrivait attirant l'attention du Cardinal qui dirige les services secrets du Vatican.

Lorsque le frère Georges disparaît, il se rend au Liban pour aider la sœur de ce dernier à le retrouver, mais sans savoir que le Cardinal a dépêche à sa suite un membre d'une confrérie secrète de l'église ainsi qu'un tueur arabe, qui est en fait un djihadiste. Les deux hommes ont pour mission de s'emparer du rouleau pour permettre au Cardinal de modifier l'équilibre géo-stratégique des religions.

Bien que l'on est plus habitué à la remise en question de l’église Catholique Romaine, ce postulat, à savoir que la religion musulmane serait directement issue du judéo-christianime, n'a rien de vraiment original, car la majorité des thrillers du genre utilisent cette base.

L'histoire aurait pu être plus prenante à lire si l'auteur avait un peu plus développé le côté historique, l'on aurait aimé en savoir plus sur cette communauté, pratiquement inconnue du grand public, persécutée autant par les juifs que par les musulmans. A part dans les premiers chapitres où l'auteur ne fait que survoler le sujet on n'apprend rien de plus malgré la rencontre avec des membres de cette communauté.

Le côté suspense aurait lui aussi être plus intéressant, le côté thriller démarrait bien, mais dans la conduite de l’intrigue les rebondissements, plutôt nombreux, sont dans leur majorité téléphonés, trop simples ; le lecteur a souvent de l'avance sur l'auteur. Certes la dynamique de lecture est excellente, peut-être parfois un peu trop, car à maintes reprises on a l'impression d'avoir raté quelque chose. Mais non ! Le développement de l'intrigue nous parait bâclé, on a la nette impression que l'auteur était pressé d'en finir en utilisant des raccourcis.

L'on n'a pas non plus était captivé par les personnages. Soit, ils se révélaient par trop caricaturaux comme le Cardinal où le djihadiste, soit, sans envergure comme le frère Nil qui ne fait que subir tous les faits sans presque réagir.

Au final, le lecteur se retrouve dans un récit qui manque d'épaisseur, et qui ne fait qu’apporter des désillusions tant sur le livre tant sur les messages que véhiculent l'auteur. Il est difficile de parler plus de ce roman car tout au fil des pages l'on a survolé l'histoire sans vraiment arriver à y entrer.



dimanche 2 juillet 2017

Les manteaux de gloire de Sébastien De Castell


Lecture dans le cadre des challenges :


Le roi est mort. 
Désormais considérés comme des traîtres, les Manteaux de gloire, son fidèle ordre, ont été séparés. 
Falcio Val Mond et ses amis Kest et Brasti en sont réduits à travailler comme gardes du corps pour un noble qui refuse de les payer. 
Cependant la situation pourrait être pire : leur employeur pourrait être étendu au sol, baignant dans son sang, au cœur d'une mise en scène faisant du trio le coupable idéal.

Ah, attendez, c'est exactement ce qui vient de passer...

Mais ce n'est que le début des réjouissances : une conspiration se trame dans la cité la plus corrompue du monde et menace tout ce pour quoi Falcio et ses alliés se sont battus. 
S'ils veulent déjouer le complot et réunir les Manteaux de gloire, les trois amis ne pourront compter que sur leurs épées et le serment qu'ils ont prêté...


Après l'assassinat du Roi fomenté par les Ducs, les Manteaux de Gloire, sorte de magistrats itinérants chargés de faire appliquer les lois royales, par la force si nécessaire, et ainsi contrer la trop forte suprématie des Ducs, sont devenus des parias décriés par la quasi-majorité de la population du royaume Drestonia.

Le postulat de départ, à savoir un corps d'élite idéaliste qui veut défendre son honneur bafoué, n'a rien de très original et s'avère tout ce qu'il y a de plus basique.

L'histoire est narrée par Falcio Val'Mond, Premier Cantor de l'ordre, et alterne entre le passé, âge d'or de l'ordre, et le présent peu glorieux. Si c'est flash-back ne sont pas inintéressants, et nous permettent d’appréhender le passé des trois personnages principaux de l'histoire, ils sont toujours placés à des moments inopportuns du récit cassant de manière systématique la dynamique de l'histoire.

L'univers, qui se situe à cheval sur la fin de l'époque moyenâgeuse et le début de la Renaissance, n'est que peu développé, l'auteur se focalisant principalement sur les personnages et la toile de fond du récit, en l’occurrence la conspiration des Ducs désireux d’asseoir sur le trône un représentant qu'ils pourront manipuler à leur guise.

La magie est fort peu présente et s'apparente plus dans son ensemble aux travaux d'apothicaires qu'à une magie à proprement parler. Le point fort du récit se situant au niveau des combats orchestrés de fort belle manière, visuels mais par trop souvent coupés par les retours en arrière, et de ce fait le charme n'opère pas vraiment comme il devrait.

Le côté fantasy est dans cette histoire très ténu, et l'on est plus proche d'un roman de capes et d'épées de qualité somme toute plutôt moyenne. En effet, le développement de l'intrigue se révèle dans son ensemble un peu trop simple., l'auteur a de plus la fâcheuse manie de trop vouloir mettre en avant mais malheureusement la facilité à laquelle le trio se sort des situations critiques déséquilibre le récit qui perd facilement de sa crédibilité. Emploi de pirouettes qui nous prive également d'un côté épique que l'on aurait souhaité plus présent.

Malgré une galerie assez importante de personnages, l'auteur centre essentiellement sur la mise en valeur du protagoniste principal. De ce fait les personnages de premier plan qui l'accompagnent, et les personnages de second plan paraissent un peu fades ce qui enduit indubitablement un manque d'empathie à leurs égards du lecteur. De surcroît l'auteur à un peu trop insisté sur le sens des valeurs de son personnage principal qui malheureusement frise assez souvent le caricatural. Et les leçons de morale que veut transmettre l'auteur tombent souvent à plat par trop lourdaudes.

Le style de l'auteur s'avère à certains moments difficile à appréhender ce qui ajouté aux nombreux flash-back n'est pas sans influer sur la dynamique de lecture, ce qui s'avère préjudiciable au récit. Les échanges verbaux sont bien travaillés dans leur ensemble, mâtinés entre le trio d'une pointe d'humour qui apportent un peu de fraîcheur dans les moments plus dramatiques de l'histoire.

En résumé, un univers peu développé, des personnages pas assez travaillés, une trop grande facilité dans la conduite du récit,... l'auteur n'est pas parvenu à nous convaincre et à nous donner l'envie de poursuivre les aventures des Manteaux de Gloire.

 



Bilan Lectures 2° Trimestre 2017


Livres lus

&

Chroniques effectuées au deuxième trimestre 2017.


Coups de Cœur :



J'ai aimé :
La musique des ténèbres – Eric Bony
Les tables du prophète – James Becker
Le pont du diable – Yves Desmazes
Quarante mots pour la neige – Giles Blunt
Perseverare Diabolicum – Frédéric Richard
L'appel du destin – Fiona McIntosh

J'ai moyennement aimé :
Haut-Royaume – Pierre Pevel – Tome 1 Le chevalier
Haut-Royaume – Pierre Pevel – Tome L'héritier
Aussi rudes que l'hiver – Quentin Clément – Tome 1 Du sang dans la neige
Aussi rudes que l'hiver – Quentin Clément – Tome 2 La puissance de l'ours
Aussi rudes que l'hiver – Quentin Clément – Tome L'échiquier d'Adonar
Les mercenaires – Alexandre Charbonneau – Tome 1 Le fardeau de Margotha

Je n'ai pas aimé :
Crime à Paris – Murielle Lucie Clément
Assélnour, la cité des sorciers – Jaffar
Les sorciers des plaines – Nathalie Haras
Ulan Bator – Richard Tabbi



Nombre de livres lus en 2017 : 33







MAI & JUIN 2017


ACHATS MENSUELS Mai & Juin   2017


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